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Sursis accordé pour les chantiers navals polonais

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Sursis accordé pour les chantiers navals polonais

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Les ouvriers des chantiers navals polonais étaient de nouveau mobilisés ce mercredi. Ils manifestaient pour le maintien de leurs emplois au moment même où Bruxelles accordait une ultime concession à la Pologne. Les plans de restructuration pourront attendre jusqu’au 12 septembre. Bruxelles, qui avait fixé la date limite à ce mercredi, a cédé. Un geste assorti d’une nouvelle mise en garde :

“La Commission doit traiter tous les chantiers navals de tous les Etats membres sur un pied d‘égalité et doit s’assurer qu’aucun chantier naval ne perçoive des avantages qui soient injustes en termes de concurrence, ce qui engendrerait des pertes d’emplois dans d’autres Etats membres, pénalisés par ces subventions”, a expliqué un porte-parole de la Commission.

Des aides publiques de plus de 2 milliards d’euros ont été versées à deux sites en voie de privatisation. Et faute de plans de restructurations convaincants, elles devront être remboursées.

Pour le responsable du chantier naval de Szczecin, “le site mérite d‘être maintenu en vie, non seulement parce que nous construisons des bateaux qui ont gagné plusieurs prix européens, mais surtout parce que notre niveau qualitatif et technologique nous permet d‘être compétitifs sur le marché mondial.”

Le troisième chantier naval, celui de Gdansk, est déjà privatisé, mais le plan de relance se fait attendre. La date du 12 septembre vaut donc pour lui aussi. Si Bruxelles a cédé, c’est en grande partie en raison de la valeur symbolique de ces chantiers qui furent les bastions de l’opposition au régime communiste.