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Tsar Nicolas II : identification et commémoration

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Tsar Nicolas II : identification et commémoration

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C’est un des symboles de l’attachement de l’Eglise orthodoxe russe à Nicolas II et à la famille impériale. L‘édifice fut érigé en 2003 là où le tsar, sa femme et ses enfants furent exécutés par les Bolchéviques à Ekatérinbourg. Il porte le nom de l’Eglise en son Sang versé.

Les descendants de la famille impériale comme n’ont pas raté les commémorations entamées en début de semaine.

Nicolas II n’a que 26 ans quand il monte sur le trône. Il confie alors ne rien connaître à l’art de gouverner. En 1905, la défaite de la Russie face au Japon le fragilise. Sa politique étrangère est aventureuse et périlleuse, la première guerre mondiale finit de mettre à mal l’autocratie du tsar. Dans les rangs de la Douma, la révolte monte et la révolution bolchévique de 1917 sonne le glas du régime impérial.

Arrêtée en mars 1917, la famille impériale est transférée à Ekaterinbourg en avril 1918. Dans la nuit du 16 au 17 juillet, ils sont tous fusillés, l’empereur, sa femme et leurs 5 enfants : 4 filles et le cadet, âgé de 14 ans.

Les restes du cadet, fils fragile et hémophile, et ceux de sa soeur Maria ont été retrouvés en 2007 près d’Ekaterinbourg. A la veille du 90ème anniversaire de leur exécution, le Parquet russe a annoncé la confirmation leur identification par des tests ADN.

Les 5 autres membres de la famille avaient été découverts dans une fosse commune près d’Ekaterinbourg en 1991. Ils avaient été officiellement identifiés 7 ans plus tard par le gouvernement russe.

Boris Elstine, alors au pouvoir, a décidé d’inhumer leur corps et d’organiser des funérailles grandioses dans l’ancienne capitale impériale, St Pétersbourg. Deux ans plus tard, Nicolas II et sa famille sont canonisés par l‘église orthodoxe comme “martyr”. Tandis que la Cour suprême a refusé en 2007 de réhabiliter la famille du tsar en tant que victimes de représailles politiques.