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Belgique : trois sages s'attèlent à la réforme des institutions

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Belgique : trois sages s'attèlent à la réforme des institutions

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Faute d’alternative, le roi des Belges a refusé la démission d’Yves Leterme du poste de Premier ministre. Ce dernier reste donc en place, mais c’est à trois sages, deux francophones et un germanophone, qu’Albert II a confié l‘épineuse réforme des institutions réclamée par les partis flamands.

Chose inédite, la Flandre, qui représente 60% de la population belge, brille par son absence dans cette médiation. Cela répond aux revendications des chrétiens démocrates flamands du CDV au pouvoir.

Pour Marianne Thyssen, présidente du CDV, la formation de Yves Leterme, “cela veut dire que c’est aux francophones maintenant de prendre leurs responsabilités, et c’est ce que nous avons demandé depuis très longtemps. Deuxièmement, on ne peut plus retarder les choses parce que ces médiateurs doivent remettre leur rapport avant fin juillet”.

Les médiateurs se réuniront pour la première fois le 22 juillet, au lendemain de la fête nationale. Le vice-Premier ministre, Didier Reynders, voit plusieurs avantages à leur intervention. “Cela va permettre d’avoir un peu de calme pour, à tête reposée, relancer le dialogue de communauté à communauté, a-t-il estimé. Alors si pour la fin du mois de juilet, on peut avoir une proprosition concrète d’organisation de ce dialogue, cela permettra, à la rentrée, de se remettre au travail”.

Selon les analystes cependant, avec en toile de fond le contentieux sur les avantages acquis des francophones de la circonscription bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvoorde, l’objectif de la fin juillet sera difficile à tenir.