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Karadzic n'était pas caché, loin de là...

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Karadzic n'était pas caché, loin de là...

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La longue cavale de Radovan Karadzic est terminée : l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, recherché par la justice internationale pour génocide lors de la guerre de Bosnie dans les années 90, était en fuite depuis treize ans, il a été arrêté ce lundi, vendredi selon son avocat, par la police serbe.

C’est sous une apparence pour le moins trompeuse que Radovan Karadzic a passé ces dernières années à Belgrade, sous une fausse identité, et loin d‘être caché, il vivait au grand jour.

Rasim Ljajic, responsable du gouvernement serbe pour la coopération avec le TPI :
“Radovan Karadzic utilisait une fausse identité et des faux documents au nom de Dragan Dabic. Il travaillait dans un cabinet médical privé et son dernier domicile était situé sur la commune du Nouveau Belgrade”.

Son extradition vers le TPI de la Haye, selon la procédure légale serbe, pourrait ne pas intervenir avant plusieurs jours, le procureur serbe du Tribunal pour les crimes de guerre a en effet expliqué ce lundi que Radovan Karadzic avait trois jours pour faire appel, après quoi le tribunal aurait trois jours à nouveau pour décider de son extradition ou non. L’avocat de Karadzic a annoncé qu’il allait déposer son appel vendredi mais il s’est dit pessimiste quant à son succès.

Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie attend en tous cas de pouvoir juger l’ancien chef serbe depuis 95, quand il l’avait inculpé pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.