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Deux ans de prison avec sursis pour le premier accusé du procès "Siemens"

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Deux ans de prison avec sursis pour le premier accusé du procès "Siemens"

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Deux ans de prison avec sursis pour Rheinhard Siekaczek : l’ancien responsable de la filiale telecom du conglomérat allemand Siemens a été convaincu d’abus de confiance par le tribunal de grande instance de Munich : c’est le premier dirigeant de Siemens a être rattrapé par la justice dans le gigantesque scandale de pots-de-vin qui secoue le groupe industriel et dont le volume se monterait à 1,3 milliard d’euros. Rheinhard Siekaczek devra également payer une amende de 108.000 euros.

“Je suis content que tout ça soit fini a-t-il déclaré, je ne veux pas en dire plus”. Siekaczek était accusé d’avoir détourné avec des collègues 53 millions d’euros qui ont servi à payer des pôts-de-vin et assurer des contrats à la division des télécommunications de Siemens.
“Je crois que ce procès va faire passer deux message, a affirmé le procureur Anton Winkler. Premièrement : quiconque sait quelque chose devrait parler pour contribuer à élucider l’affaire – et éventuellement mériter le sursis. Deuxième message : l’Allemagne ne tolère pas la corruption.”

Le procès Siekaczek est le premier d’une longue série dans cette vaste affaire de pots-de-vin et de caisses noires qui a déjà coûté leurs postes aux présidents du directoire et du conseil de surveillance du groupe Siemens.