DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Les civils, premières victimes du conflit en Ossétie du Sud

Vous lisez:

Les civils, premières victimes du conflit en Ossétie du Sud

Taille du texte Aa Aa

Dans ce conflit, ce sont de nouveau les populations qui se retrouvent prises au piège, subissant les combats et les bombardements comme dans la capitale d’Ossétie du Sud Tskinvali. En quatre jours d’affrontements, de plusieurs centaines à 2000 personnes ont péri selon les sources. Pour autant, certains refusent de partir. Un habitant l’assure: “Je ne vais pas fuir. Je dois mourir ici.”

Dans la ville géorgienne de Gori, on doit ici aussi, vivre avec la guerre et désormais avec les difficultés d’approvisionnement. Parmi les civils, certains rejettent l’attitude des deux grands rivaux de ce conflit: “C’est une mauvaise politique qui est menée par nos autorités et celles de la Russie, dit un habitant. Ils auraient du se retrouver autour d’une table et discuter ensemble.” D’après le Comité international de la Croix rouge, la situation humanitaire est très grave: le CICR parle de 40.000 personnes qui ont fui les combats.

Certains ont pris la direction de la Russie et le camp d’Alagher en Ossétie du Nord.
Dans les prochaines heures, un premier avion transportant de l’aide humanitaire du Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés doit rejoindre la Géorgie. Mais pour acheminer sa cargaison, il faudra attendre l’ouverture effective de corridors humanitaires acceptées hier par la Géorgie et la Russie.