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Le Pakistan désigne son chef d'Etat dans un contexte de crise

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Le Pakistan désigne son chef d'Etat dans un contexte de crise

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Trois semaines après le départ contraint du général-président Musharraf, les parlementaires pakistanais désignent samedi son successeur à la tête du pays. Un pays qui doit faire face tout à la fois à une crise politique et économique profonde et à la multiplication d’attentats-suicides commis par les talibans et des mouvements proches d’Al-Qaïda.

L’heureux élu sera sans le moindre doute Asif Ali Zardari, le candidat du Parti du peuple pakistanais (PPP) et veuf de Benazir Bhutto, chef charismatique de ce parti, assassinée en décembre dernier. Zardari, un personnage controversé, surnommé M. 10%, qui a passé une dizaine d’années en prison pour corruption.

Il affronte deux candidats. Un magistrat, Saeed-uz-zaman Siddiqui, présenté par la Ligue musulmane de Nawaz Sharif. Siddiqui est un ancien président de la Cour Suprême. Il entend illustrer la neutralité judiciaire, l’intégrité. Le troisième homme est un sénateur, Mushahid Hussain, réputé proche de l’ancien président Musharraf.

Cette élection présidentielle intervient dans un contexte de grave crise économique. L’inflation dépasse les 25% par an ; les prix de l‘électricité, des carburants et des principales denrées alimentaires de base connaissent des hausses atteignant 60% depuis le début de l’année ; le pays est au bord de la faillite, avec une monnaie, la roupie, au plus bas. Au point que le Fonds monétaire international est prêt à le mettre sous tutelle…