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Flamands et Wallons s'opposent sur le terrain cycliste

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Flamands et Wallons s'opposent sur le terrain cycliste

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La crise linguistique que traverse la Belgique revêt parfois un tour inattendu. Ce dimanche, la communauté flamande de l’agglomération bruxelloise organisait son traditionnel Gordel. Une course cycliste qui en est à sa 28è édition et que les nationalistes exploitent pour dénoncer ce qu’ils appellent “l’invasion francophone”. “Le Gordel a toujours été un évènement sportif avec une saveur flamande, explique le ministre-président de la Région flamande, Kris Peeters. Je voudrais aujourd’hui transmettre un message de dialogue aux francophones.”

“L’invasion francophone” dénoncée par les Flamands, ce sont ces Wallons qui s’installent dans les communes flamandes de la périphérie bruxelloise. Menaçant ainsi d’y modifier le rapport de forces entre les deux communautés linguistiques. Grands enjeux et petitesse : des Flamands ont accusé des Wallons d’avoir placé des clous et des punaises sur le parcours de la course.

Cette année, pour la première fois, les francophones avaient décidé de répliquer en organisant leur propre course cycliste. Une initiative avant tout politique, reconnait et assume le député régional bruxellois André du Bus. “Il suffit de voir la concentration de personnalités et de mandataires politiques ici, c’est un évènement politique, ça, je ne m’en cache absolument pas.” “On veut dire qu’on est contre le cloisonnement, poursuit cette jeune femme. On veut promouvoir l’ouverture à l’Europe parce qu’on est la capitale de l’Europe et qu’on a envie de le rester et que c’est très important d‘être multiculturel et d’accepter tout le monde dans sa différence.”

La course des francophones a réuni quelques dizaines de participants, celle des flamands, plusieurs dizaines de milliers…