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Moscou accepte de retirer ses troupes stationnées en Géorgie d'ici un mois

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Moscou accepte de retirer ses troupes stationnées en Géorgie d'ici un mois

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A l’issue d’une rencontre avec son homologue français, le président russe Dmitry Medvedev a accepté de faire revenir ses hommes déployées en Géorgie sur les lignes antèrieures au conflit. Les Russes resteront donc présents en Ossétie du Sud et en Abkazie où ils disposent d’un mandat de maintien de la paix acquis bien avant le début de ces violences.

Tout n’est pas réglé pour autant. Le chef du Kremlin refuse de tergiverser sur un point : “Nous avons fait le choix de reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Je l’ai dit ouvertement et plusieurs fois lors de nos conversations téléphoniques avec nos collègues européens : cette décision est défintive et sans appel. C’est irrévocable”, conclu Medvedev.

Nicolas Sarkozy, qui occupe la présidence tournante de l’Union européenne, était accompagné du président de la Commission José Manuel Barroso et du diplomate en chef de l’UE Javier Solana lors de ses visites en Russie puis en Géorgie. Une délégation qui a également permis de négocier le déploiement d’au moins 200 observateurs européens d’ici au 1er octobre, pour la plus grande satisfaction du président géorgien rencontré à Tbilissi.

“Aucun pays n’a le droit de remodeler seul les frontières d’un voisin membre de l’ONU. Donc, M. Saakashvili, il n’y a pas d’ambigüité. Il y a un désaccord entre l’Union européene et les Russes sur ce sujet mais ce que nous avons voulu éviter c’est la renaissance de la guerre froide”, souligne Nicolas Sarkozy.

Le président géorgien reste néanmoins sur ses gardes et accuse la Russie d’avoir lancé les hostilités bien que ce soit la Géorgie qui ait bombardé la capitale d’Ossétie du Sud au mois d’août.

“A partir de maintenant il n’y a plus de place pour les spéculations. Ce sont les Russes qui nous ont attaqué. Ils nous ont envahi de façon classique, à la manière des invasions du XIXe et du XXe siècles et malheureusement cela arrive encore aujourd’hui” s’indigne Mikheïl Saakashvili.

L’Union européenne réaffirme son soutien à la Géorgie. Une conférence des donateurs aura lieu au mois d’octobre pour permettre de reconstruire le pays.