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Premiers signes du retrait russe en Géorgie

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Premiers signes du retrait russe en Géorgie

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A Ganmukhuri, ville frontière avec l’Abkhazie, les habitants célèbrent le démantèlement d’un point de passage au lendemain de l’accord passé entre Moscou et Tbilissi. Mais selon les autorités géorgiennes il reste encore une vingtaine de positions russes. La plupart se trouvent aux abords de l’Abkhazie ou de l’Ossétie du Sud, deux républiques séparatistes de Géorgie dont l’indépendance a été reconnue par le Kremlin.

Des observateurs internationaux sont attendus pour surveiller les manoeuvres militaires. Le président russe, Dmitry Medvedev fait bonne figure : “Plus il y aura d’observateurs internationaux, mieux ce sera, indubitablement. J’espère au moins que nous empêcherons le régime militaire géorgien de commettre des actes stupides.”

Moscou compte en outre maintenir près de 3.800 hommes dans chacune des républiques séparatistes, au grand dam du ministre géorgien pour la Réinsertion. “Une chose est claire, souligne Temur Iakobashvili, le conflit se déroule entre la Géorgie et la Russie dans deux régions de Géorgie. Maintenant les Russes essaient d’amener l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud à la table des négociations. C’est inacceptable”.

Pourtant Moscou, qui a signé des accords militaires avec les deux républiques, compte y implanter des bases militaires. Une réponse cinglante à la candidature de la Géorgie à l’OTAN.