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Sommet européen sur les Roms : le recensement en Italie dénoncé

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Sommet européen sur les Roms : le recensement en Italie dénoncé

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Le tout premier sommet européen sur les Roms aura été l’occasion pour leur représentants de condamner les politiques de fichage. Dans leur ligne de mire : l’Italie, qui recense les occupants des camps de nomades sur son sol et recourt pour certains à la prise d’empreintes. Bruxelles n’a pas trouvé à y redire. Et ce mardi, le président de la Commission José Manuel Barroso a préféré centrer ses propos sur les politiques d’intégration : “Les politiques publiques qui concernent les Roms devraient avant tout aborder la réalité sociale très rude de leurs vies quotidiennes. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un soutien actif à l‘éducation des enfants roms, à la recherche d’emplois tenant compte de leurs sensibilités culturelles et à la promotion de la création de son propre emploi à travers des cours de management, le micro-crédit et d’autres instruments.”

La présidence française de l’Union s’est engagée à proposer des actions concrètes en faveur des Roms, qui sont quelque dix millions en Europe, lors du sommet de décembre.

“Nous sommes en train de travailler et j’y attache une importance particulière à supprimer l’obligation du titre de circulation pour les Roms et d‘être rattaché, comme c’est le cas actuellement, pendant trois ans à une commune pour pouvoir voter. Je souhaite que les Roms puissent voter et que le délai soit diminué. Je souhaite aussi que les Roms aient une carte d’identité”, a expliqué Christine Boutin, la ministre française du Logement et de la Ville.

Frappée par un fort taux de pauvreté et de chômage, et victime de discriminations, la communauté rom est devenue depuis les élargissements de 2004 et 2007 la principale minorité ethnique de l’Union européenne. Certaines associations en appellent à une loi européenne pour garantir ses droits.