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Géorgie : les Européens toujours divisés sur la position à adopter vis-à-vis de la Russie

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Géorgie : les Européens toujours divisés sur la position à adopter vis-à-vis de la Russie

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Ils ne sont et ne resteront qu’une vingtaine, 20 au lieu des 100 observateurs de l’OSCE censés être déployés en Géorgie. L’organisation demande à ce qu’ils puissent pénétrer en Ossétie du Sud. Mais la Russie s’y oppose et bloque l’envoi de nouvelles équipes. Celle déjà sur place a tout au plus pu longer la frontière entre la Géorgie et sa région sécessionniste d’Ossétie. Pour autant, pour ce diplomate européen, la Russie demeure un interlocuteur incontournable. Günter Burghardt, ancien ambassadeur de l’Union européenne aux Etats-Unis :

“La Russie est un partenaire important. Elle ne devient pas moins importante comme la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice a pu le dire l’autre jour. Non. Elle ne sera pas moins importante, en particulier pour l’Europe. Il y a un fort degré d’interdépendance, dans les deux sens. Donc, nous devons nous en tenir à l’objectif d’aider la Russie à devenir plus démocratique et plus respectueuse de nos valeurs élémentaires.”

Réunis en Italie pour l’Université d‘été du Parti populaire européen, ces responsables politiques ont débattu de la position européenne vis-à-vis de la Russie. L’avis de ce parlementaire polonais :

“Avec la Russie, nous devons coopérer, bien sûr. Mais nous ne pouvons pas parler d’un partenariat stratégique. C’est très difficile d’en parler, parce que malheureusement nous ne partageons pas les mêmes valeurs. Malheureusement, les politiciens russes ne partagent pas nos valeurs, telles que la démocratie, les droits de l’Homme ou une économie de marché libre.”

Pour aider à la reconstruction en Géorgie, suite à l’intervention russe début août, la Commission européenne a proposé de débloquer 500 millions d’euros. Le Parlement européen doit encore donner son feu vert.