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Le bras de fer se poursuit entre Bruxelles et l'exécutif allemand sur la loi Volkswagen

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Le bras de fer se poursuit entre Bruxelles et l'exécutif allemand sur la loi Volkswagen

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Devant des milliers de salariés de l’usine Volkswagen de Wolfsburg mardi, la chancelière allemande Angela Merkel a fortement défendu la loi Volkswagen qui assure notamment au land de Basse Saxe qui détient 20% du capital, la minorité de blocage du constructeur, empêchant toute décision hostile aux intérêts du groupe.

“Nous avons appliqué le jugement de la Cour Européenne de Justice, a affirmé la chancelière allemande à Wolfsburg ; nous avons tenu compte de ces décisions, mais nous continuons de considérer que, lorsqu’il s’agit d´importantes décisions de l’entreprise, la minorité de blocage doit persister.”

Porsche, le constructeur allemand de voitures de sport qui est récemment monté à plus de 35% du capital de Volkswagen, considère détenir de fait le contrôle du groupe et ce n’est pas la minorité de blocage du Land de Basse Saxe avec ses 20% qui y changera quelque chose, affirme Porsche.

Pour Bruxelles en revanche, la loi Volkswagen n’obéit pas à la réglementation européenne. Angela Merkel compte bien défendre âprement cette loi à Bruxelles : contre Porsche – qui malgré ses déclarations – aimerait bien avoir les mains libres, mais avec le soutien du land de Basse Saxe et des 150.000 salariés Volkswagen en Allemagne et que la loi assure d’une large représentation au sein du conseil de surveillance.