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Molterer-Faïman : duel pour le pouvoir en Autriche

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Molterer-Faïman : duel pour le pouvoir en Autriche

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Il est celui par qui tout est arrivé. Wilhlem Molterer, le chef du parti conservateur autrichien ÖVP a précipité ces élections anticipées en juillet dernier. L’ancien ministre des Finances a mis fin à 18 mois de coalition gouvernementale avec le SPÖ après le virage eurosceptique et populiste des sociaux-démocrates.

C’est la première fois que Wilhelm Molterer conduit une campagne électorale dans son pays. Partisan d’une politique de rigueur budgétaire, en plus d’une image austère Molterer souffre aussi d’un manque de charisme. Il est régulièrement caricaturé par le Kronen Zeitung, la couronne, tabloïd lu par plus de 40% des autrichiens.

Offusqué Molterer tente de parer les coups :” Je ne suis pas les joyaux de la couronne, dit-il. Cela ne devrait pas exister dans ce pays. Pas avec nous. Pas avec moi.” Ce défenseur de l’ordre moral n’a figuré que tardivement sur les affiches de campagne. C’est dire si son propre parti était convaincu par son image.

Autre style, autre griffe. Le candidat du SPÖ Werner Faïman est un charmeur toujours affable. Mais surtout, l’ex-ministre des Transports possède lui le soutien de la presse populaire. Les patrons du Kronen et du quotidien Österreich sont ses amis. Et Faïman caresse ses électeurs dans le sens du poil. ‘‘Je le sens comme vous qu’un mouvement prend de l‘élan, que si nous reprenons confiance, nous allons nous lever ensemble et poursuivre notre but. Je sens un engagement qui s’est renforcé ces dernières semaines.”

Le SPÖ est l’un des plus anciens partis politiques d’Europe. Faïman a transformé son parti en formation populiste, pour attirer les électeurs de l’extrême droite. Le candidat du SPÖ a multiplié les promesses à destination des classes populaires comme la réduction de moitié des la TVA sur les produits alimentaires.