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L'extrême-droite autrichienne veut frapper fort aux législatives de dimanche

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L'extrême-droite autrichienne veut frapper fort aux législatives de dimanche

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C’est avec assurance que l’extrême-droite autrichienne se présente aux électeurs. Divisée mais confiante. Car si les deux dirigeants, autrefois alliés, se mènent une guerre sans merci, les idées, elles, sont identiques et ont de fortes chances de trouver un écho dans les urnes. Jörg Haider et Heinz-Christian Strache ont surfé sur une vague de grogne et d’indicateurs économiques en berne et se sont posés en défenseurs des “droits des vrais Autrichiens”

Dans ce pays de 8 millions et demi d’habitants, dont 1 million et demi sont d’origine étrangère, essentiellement ex-yougolsave et turque, l’immigration et l’intégration sont des thèmes récurrents des rendez-vous électoraux.

Et chez le FPÖ de Strache, on va droit au but : le parti propose la création d’un ministère du rapatriement des étrangers et l’arrêt de l’immigration. Ce programme a ses adeptes. “J’espère qu’il va renvoyer les étrangers chez eux”, déclare cette vieille dame. Sa voisine ajoute : “moi aussi, je le souhaite”.

Autre enjeu pour tous les partis en course : les jeunes qui votent pour la première fois à un scrutin national à 16 ans Et s’il est un parti ou l’on cultive la “jeune-attitude”, c’est bien le FPÖ qui ose l’amalgame entre son chef, le séduisant quadragénaire Strache et le Che Guevara, icône marxiste. Au FPÖ, on ne recule devant rien pour s’attirer les faveurs de la jeunesse. “Il y a de plus en plus de gens pauvres, assure Heinz-Christian Strache. C’est le résultat de politiques anti-sociales. Je dis, arrêtons ces politiciens et leur politique d’injustice, qu’ils s’appellent Molterer ou Fayman. Ils sont bons pour la retraite”.

Des idées dont Jörg Haider revendique la paternité. L’ex-chef du FPÖ, est revenu sur le devant de la scène politique en 2005, à la tête d’un nouveau parti: le BZÖ, qui n’a de nouveau que le nom. Difficile de se différencier de Strache, alors Haider a joué la carte de l’expérience au sein du gouvernement fédéral et en tant que gouverneur de la Carinthie qu’il dirige depuis 1999. “je pense que je suis le seul politique en Autriche qui a réussi à appliquer- ici même en Carinthie- le programme anti-hausse des prix”, affirme Jörg Haider.

Après les scandales provoqués par ses propos antisémites et pro-nazis dans les années 2000, le discours s’est policé. Lutter contre la vie chère, c’est sur ce louable objectif, préoccupation principale des Autrichiens, que Haider tente d’assoir sa crédibilité et de s’imposer comme partenaire potentiel d’une future coalition.