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La crise bancaire a vraiment traversé l'Atlantique

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La crise bancaire a vraiment traversé l'Atlantique

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La crise bancaire s’invite massivement en Europe en ce début de semaine : après les tractations et la décision de nationaliser partiellement ou de renflouer les plus atteintes d’entre elles : quatre banques européennes : occupent lundi le devant de la scène : Bradford and Bingley, Fortis, Hypo Real Estate et la franco-belge Dexia en attente d’une solution. Mais combien d’autres vont suivre dont on ne soupçone pas la gravité de la situation ?

“La crise est déjà en Europe, on doit le dire, on doit l’admettre, affirme Oliver Roth, analyste de la place de Francfort, mais il ne s’agit pas de positions sur des actifs douteux, en Europe c’est un problème de liquidités”.

En Europe occidentale, entre le nombre de banques déjà secourues et celles exposées aux subprimes ou bien encore créancières de la banque américaine en faillite Lehman Brothers, on dénombre une trentaine d’institutions bancaires : plus particulièrement en Grande Bretagne, mais aussi en France et en Allemagne : viennent ensuite la suisse la Belgique et les Pays-Bas. On remarquera que les secteurs bancaires italien et espagnol traversent cette crise sans dégâts importants.

Aux Etats Unis, Citigroup est venu lundi au secours de sa compatriote Wachovia la 4ème banque des Etats Unis en rachetant ses activités bancaires avec la garantie du fonds américain de garantie des dépôts bancaires.

L’onde de choc qui secoue le système bancaire mondial a poussé lundi soir la Réserve Fédérale américaine -la Banque centrale des Etats Unis – à presque doubler la masse des crédits qu’elle distribue aux banques centrales pour leur permettre de prêter en dollars aux banques commerciales. Le montant va passer de 290 à 620 milliards de dollars.