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La Géorgie suscite le monologue plus que le dialogue au Conseil de l'Europe

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La Géorgie suscite le monologue plus que le dialogue au Conseil de l'Europe

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Le Conseil de l’Europe a vécu une journée agitée à Strasbourg. Tant à l’extérieur que dans l’hémicycle. Dehors, deux groupes de manifestants ont, les uns, protesté contre le maintien de la présence russe en Géorgie, les autres, dénoncé l’intervention de l’armée géorgienne en Ossétie du Sud, au mois d’août. A l’intérieur, les débats ont continué à opposer les partisans de sanctions contre la Russie et ceux qui prônent la méthode douce.

Le président de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE), le Hongrois Matyas Eorsi, se désole quant à lui du manque d‘échanges réels sur le sujet. “Hier, M. le président, a-t-il lancé, l’assemblée a confirmé les droits à siéger et à voter de la Russie au nom du dialogue. Moi, je regrette que nous n’ayons toujours pas de dialogue dans cette assemblée, mais une succession de monologues.” A commencer bien sûr par la passe d’armes entre les représentants de la Russie et de la Géorgie. Chacun se rejetant la responsabilité du conflit débuté en août. Un conflit dont on a encore du mal à mesurer l’ampleur de l’onde de choc.

Sur le terrain, où la mission de surveillance de l’Union européenne (MSUE) en est à sa deuxième journée de patrouille, les observateurs attendent toujours de pouvoir constater la levée d’un premier barrage russe dans les zones proches des territoires d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. “Les autorités russes nous ont indiqué l’ordre dans lequel leurs barrages seraient démantelés mais sans donner de calendrier exact”, a précisé un porte-parole de la MSUE. Le président russe Medvedev a, lui, promis hier que le retrait serait terminé le dix octobre…