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Election présidentielle sans surprise en Azerbaidjan ce mercredi

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Election présidentielle sans surprise en Azerbaidjan ce mercredi

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L’Azerbaidjan élit son président ce mercredi, mais les signes de campagne électorale sont imperceptibles. Et pour cause : l’opposition, banie des médias, boycotte l‘élection. Nul doute qu’elle sera remportée par le président Ilham Aliev, dont les faits et gestes sont largement rapportés par la télévision nationale.

Aliev est à la tête du pays depuis 2003 lorsqu’il succède à son père Haydar, en remportant le scrutin présidentiel par 77% des voix… Cette fois, Ilham Aliev promet d‘éradiquer la pauvreté d’ici 2013.

Stratégiquement situé sur la rive occidentale de la mer Caspienne et riche en pétrole, l’Azerbaidjan est une ex-république soviétique de 8 millions d’habitants. La croissance vertigineuse du pays a permis le recul spectaculaire de la pauvreté en cinq ans, elle rend crédible la promesse présidentielle de doubler le PIB par habitant, 4 000 dollars actuellement, en trois ans.

“Je soutiens notre président, dit cet homme, je vais voter pour lui, j’espère qu’il remplira ses engagements.”

En plus d’Aliev, six candidats, tous loyaux aux autorités, sont en lice. Le seul souci pour le président: être réelu à un trop fort score, puisque l’opposition, très divisée ne se présente même pas.

Le chef du parti d’opposition Musavat explique pourquoi: “Ces élections sont une comédie dit-il, les autorités laissent croire qu’il y a un processus électoral, et des observateurs jouent de leur coté, en prétendant qu’on a affaire à de vraies élections. “

Pour cet autre parti d’opposition, c’est l’occasion de dénoncer le laxisme occidental vis à vis de Bakou : “Pourquoi rappelle-t-on les principes de démocratie quand il s’agit d‘élections au Zimbabwé ou au Pakistan, et pourquoi avec l’Azerbaidjan, qui est proche de l’Europe, et qui cherche à joindre l’Otan, n’y a-t-il pas la même exigeance? Pourquoi l’avenir de la démocratie dans ce pays suscite-t-il cette indifférence?”

Il est vrai que l’Azerbaidjan a réussi jusqu‘à présent à mener une politique étrangère mesurée et indépendante en manoeuvrant entre la Russie, et les Etats Unis, tous deux attirés par ses ressources énergétiques.