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Sécurité aérienne : les scanners qui déshabillent fâchent les eurodéputés

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Sécurité aérienne : les scanners qui déshabillent fâchent les eurodéputés

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Emoi au Parlement européen. La raison du tollé, ce sont les scanners corporels, déjà utilisés dans les aéroports de Londres et d’Amsterdam, et dont la Commission veut étendre l’usage à tous les pays de l’Union. Comme son nom l’indique, cet appareil scanne le corps du voyageur, qu’il déshabille virtuellement. De manière un peu floue certes. Mais pour les eurodéputés, c’est aller trop loin. Ils s’interrogent sur sa réelle nécessité et réclament des études sur son impact éthique, économique et sur la santé humaine. Martin Schulz, chef de file du groupe des socialistes :

“Nous avons besoin de mesures de sécurité. Elles sont essentielles mais je trouve les scanners corporels absolument innacceptables. Ce sont des machines qui vous font apparaître totalement nu. Je pense que c’est une offense à la dignité humaine. Utiliser cette technologie ne nous place pas plus en sécurité.”

La résolution du Parlement, très sourcilleux sur les libertés individuelles, a été votée à une majorité écrasante. La Commission a aussitôt réagi en expliquant que les voyageurs auraient le choix entre le scanner et les fouilles manuelles, et qu’il s’agissait aussi de réduire les files d’attentes aux contrôles. Bruxelles promet aussi de s’assurer que les images ne seront pas enregistrées. Mais à l‘ère post-11 septembre, la sécurité dans les aéroports est et demeure une de ses priorité.