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Barack Obama et la communauté noire américaine

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Barack Obama et la communauté noire américaine

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La communauté noire américaine est plus que jamais mobilisée pour se rendre aux urnes le 4 novembre prochain.
Dans cette église méthodiste de Washington, vieille de 192 ans, on explique que le moment est venu pour les Afro-américains de rompre avec l’abstentionnisme. En 2004, seuls 56% d’entre eux avaient voté, rappelle Daniella Gibbs Leger, sociologue:
“Je pense qu’il y aura une plus grande participation parmi la population afro-américaine parce que Barack Obama est Afro-américain. Il est difficile de nier qu’il existe une certaine fierté parmi cette communauté”.

La communauté noire ne représente que 12% de l‘électorat, mais 90% d’entre elle affirme vouloir voter pour Obama, comme l’explique le pasteur Robert E. Slade :
“Je suis fier, je suis heureux, il est plus que temps que nous ayons un dirigeant afro-américain. Mais je ne vois pas Barack Obama simplement comme un Afro-américain. Je le vois comme quelqu’un d’intelligent, quelqu’un qui mérite d‘être président”.

Le candidat démocrate a réussi le tour de force de ne pas s’aliéner le vote noir tout en évitant de se présenter comme le candidat des noirs.

Et quand la communauté afro-américaine lui fait des reproches, Obama gère toujours le problème :
“le seul moyen de résoudre nos problèmes dans ce pays est que nous soyons tous unis : noirs, blancs, hispaniques, asiatiques, indiens, jeunes, vieux, handicapés, gays, hétéros. Voilà ce que devrait être notre agenda”.

Mais pour 20% des électeurs blancs, l’identité raciale des candidats détermine le vote. C’est le cas des électeurs démocrates d’Oklahoma, lorsqu’on leur demande s’ils vont voter pour Barack Obama, voici leur réponse :

Un homme :
non.

Le journaliste :
pourquoi ?

Lui :
“j’aime pas les nègres”.

Une femme :
“Beaucoup de personnes ne vont pas voter pour Obama parce qu’il est noir, et parce qu’ils pensent qu’il est musulman”.

Malgré tout, les moeurs sur la question raciale ont évolué en amérique, et la force d’Obama reste d’avoir réussi à établir un pont entre le vote blanc et le vote noir…