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Grande-Bretagne : le cas Debbie Purdy relance le débat sur l'euthanasie

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Grande-Bretagne : le cas Debbie Purdy relance le débat sur l'euthanasie

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La justice n’aidera pas Debbie Purdy à y voir plus clair sur son droit à recourir au suicide assisté sans pénaliser son mari… En saisissant la Haute cour, cette britannique atteinte de sclérose multiple voulait être certaine que son conjoint ne serait pas poursuivi s’il l’aidait un jour à recourir aux services d’une clinique suisse qui pratique le suicide assisté.

Mais non, à la sortie du tribunal Debbie Purdy a expliqué que la cour l’a renvoyée à la lecture de la loi. Une loi qui interdit l’aide au suicide, passible de 14 ans de prison. Pourtant la clinique suisse Dignitas a indiqué avoir accompagné 100 britanniques à la mort depuis sa création en 1998.

L’histoire de Debbie Purdy relance le débat sur l’euthanasie en Europe, marqué par des cas douloureux comme celui d’Eluana Englaro, dans le coma depuis un accident de voiture en 92. La demande de son père d’interrompre son alimentation artificielle est bloquée depuis des mois par la justice italienne. L’affaire Vincent Humbert qui avait demandé, en vain au Président français le droit d’en finir et que sa mère avait aidé à mourir, devant faire face alors à la justice, est un autre exemple.

En Europe, seuls la Suisse, les Pays-Bbas et la Belgique ont dépénalisé l’euthanasie, sous des conditions strictes.