DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Une nouvelle politique agricole commune ?


Le bureau de Bruxelles

Une nouvelle politique agricole commune ?

L’heure de la réforme a de nouveau sonné pour la Politique agricole commune. Une question au menu cette semaine de la réunion des ministres de l’Agriculture et de la session du Parlement européen. Ce secteur, qui absorbe la plus grosse part du budget européen, a déjà dû se plier à quelques ajustements. Mais Bruxelles veut aller plus loin. Il va donc falloir convaincre. La France, qui préside l’Union devra, elle, tenir son rôle d’arbitre.

Michel Barnier, ministre de l’agriculture a déclaré : “Comme toujours, Mesdames et Messieurs les députés, la recherche d’un compromis n’est pas évidente car il reste beaucoup de points substantiels en suspens, ce sont des sujets qui divisent.”

Parmi les propositions qui inquiètent la profession, l’idée de ponctionner davantage les aides aux agriculteurs pour financer des projets de développement rural ou de protection de l’environnement, l’idée aussi de supprimer totalement le lien entre les quantités produites et le montant des subventions, ou encore la volonté d’abandonner les quotas laitiers. Pour Roger Waite, responsable d’une grande publication consacrée à l’agriculture, il peut y avoir danger : “Je pense que le point clé est le suivant : plus nous avons une orientation de marché dans notre politique, plus nous aurons des prix volatiles. Par conséquent, le financement public a un rôle à jouer dans le soutien aux revenus fermiers.”

En France et en Allemagne en particulier, on craint qu’en supprimant les limites à la production de lait en Europe, les prix chutent. Les petits exploitations de montagne risqueraient alors d‘être les premières touchées.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

Le bureau de Bruxelles

Pêche au thon rouge : les écologistes réclament un moratoire