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Faut-il s'attendre à un plan climat au rabais ?

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Faut-il s'attendre à un plan climat au rabais ?

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De dérogations en reports et de reports en ajustements, le plan européen de lutte contre le réchauffement climatique avance dans la douleur. La présidence française veut décrocher l’accord de ses vingt-six partenaires au sommet de décembre, d’où certaines concessions aux plus réticents, même si le ministre français de l’Ecologie tient le discours de la raison :

“Nous sommes sur un dossier qui selon la façon de le regarder est soit l’enfant d’une angoisse, le CO2, soit le début d’un espoir formidable, une nouvelle compétitivité et une nouvelle forme de développement économique. Au fond, c’est un peu les deux, et notre problème, c’est de faire en sorte que ce soit plutôt le deuxième.”

N’empêche, il a déjà fallu retarder de trois ans la réduction des émissions de CO2 pour les voitures neuves. Aucune ne devra dépasser les 120 grammes par kilomètre parcouru en 2015. Mais l’objectif initial était 2012. Sur ce front, l’Italie est de ceux qui ont fait le plus de résistance, en agitant le spectre des délocalisations.

“La Banque européenne d’investissement pourrait mettre en oeuvre un nouvel instrument de financement pour développer de nouvelles technologies propres, auxquelles les industries de l’automobile devront recourir pour lancer les innovations qui leur permettront de s’adapter à des normes beaucoup plus strictes concernant la réduction des émissions de CO2.”

D’autres, comme les pays de l’Est, très dépendants du charbon, réclament des dérogations. La Pologne l’a déjà obtenu. Elle devrait ne pas payer pour la moitié de ses émissions polluantes.
Quant à l’Allemagne et la Belgique, elles réclament aussi la gratuité pour leurs industries chimiques et refusent de payer pour les nouveaux membres.