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L'insécurité en RDC jusque dans les camps de réfugiés


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L'insécurité en RDC jusque dans les camps de réfugiés

La situation humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo préoccupe plus que jamais les ONG. Et l’annonce de l’envoi imminent de nouveaux Casques bleus n’a pas d’incidence sur le pessimisme ambiant.
Ce camp de Kibati dans les environs de Goma, accueille plus de 65 000 personnes ayant fui les combats. Pour autant, la ligne de front n’est pas loin. Et le camp est n’est pas à l’abri des exactions menées par des bandes armées. Ainsi, une femme a été tuée ce vendredi par balle. Et plusieurs familles ont vu leur tentes être pillées.
Ce climat rend encore plus difficile l’intervention des organisations humanitaires. “Le soir, on est obligé de déplacer les malades vers l’hôpital provincial compte-tenu de l’insécurité”, explique Théophile Bushala, de l’ONG Médecins sans frontières. “Il y a des tirs parfois ici, comme jeudi, c‘était pire, on a pris tous les malades qui étaient ici, et on les a emmenés à l’hôpital pour continuer les traitements”.
Les responsables du camp souhaiteraient transférer tous ces réfugiés sur un autre site considéré comme plus sûr, à une quinzaine de kilomètres. Cela suppose un déplacement à pied pour des milliers de personnes. Pas facile, tant le cessez-le-feu semble fragile dans la région.
Ce jeudi soir, le conseil de sécurité à New-York s’est prononcé pour l’envoi de 3000 casques bleus supplémentaires en RDC, qui viendraient donc s’ajouter aux 17 000 soldats onusiens. La MONUC est, en effectif, la plus importante mission de maintien de la paix déployée par l’ONU.

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