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Géorgie : cinq ans après la révolution, un bilan mitigé pour Saakashvili

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Géorgie : cinq ans après la révolution, un bilan mitigé pour Saakashvili

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C‘était le cinquième anniversaire de la révolution de la rose ce dimanche en Géorgie, l’heure du bilan pour son président, Mikheïl Saakashvili.

De plus en plus critiqué depuis le conflit russo-géorgien du mois d’août, il a appelé ses concitoyens à l’unité nationale face à la Russie.

“ La Géorgie existe et existera,” a-t-il clamé. “Elle existera longtemps et pour toujours, et ces gens qui souhaitent constamment la faire disparaître, n’auront pas gain de cause. Nous devrions nous serrer les coudes et lutter jusqu’au bout, car notre combat est juste.”

Pour les analystes politiques, les cinq jours de conflit ont eu des conséquences à double tranchant pour la Géorgie.

Pour Alexander Rondeli, directeur de la fondation géorgienne des études internationales et stratégiques, “ le statut d’Etat de la Géorgie a été renforcé de manière significative, mais l’invasion russe a porté un coup dur à l‘économie géorgienne en effrayant les investisseurs étrangers.”

La présidence Saakashvili est d’autre part entâchée d’autoritarisme, comme sont venus le rappeler des manifestants devant le siège de la chaîne de télévision privée Imedi. Fermée par des policiers masqués en novembre 97, elle émet de nouveau mais suit la ligne officielle.

Enfin, ultime camouflet pour le président géorgien, Nino Burjanadze, son alliée de la révolution de la rose, a choisi ce jour d’anniversaire pour lancer son propre parti d’opposition.