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La guerre au PS français stigmatise le malaise des gauches européennes

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La guerre au PS français stigmatise le malaise des gauches européennes

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Un parti socialiste français plus divisé que jamais, c’est symptomatique. Le malaise est général dans toutes les gauches d’Europe. Si la fin des années 90 avec l’avènement de la 3ème voie de Blair connut l’apogée électorale de la rose, 10 ans plus tard, la sociale-démocratie est en perte de vitesse partout. Et la guerre au PS francais ne risque pas de lui donner une impulsion. “Ils ont donné une terrible image d’eux-mêmes en mettant leurs rivalités personnelles au dessus de l’unité nationale et du parti. Quelqu’il soit, le secrétaire général qui sort de ces élections est très faible, discrédité, et confronté à un président français très fort.” explique cet analyste.

Une guerre des chefs et des courants poussée à son paroxysme en France mais que l’on retrouve aussi au sein du SPD allemand, du Labour britannique ou encore de la gauche italienne sous à la tête de laquelle Veltroni tente de se maintenir malgré la fronde interne.

En plus de ces problèmes de leadership, les dirigeants des gauches européennes ne parviennent pas à se faire entendre et à se démarquer, alors que la crise financière valide leurs mises en garde passées. Beaucoup d’entre eux se sont recentrés, atténuant les clivages traditionnels et semant la confusion. Pour ce député socialiste européen, ces clivages se retrouvent maintenant à l’intérieur même des partis : “Je pense que c’est clairement un problème du socialisme européen. Il y en a encore en Europe – et là je schématise beaucoup, je caricature beaucoup même – qui croient qu’avec des solutions nationales, on peut s’attaquer à des problèmes internationaux, et il y en a qui disent : non il y a des solutions européennes, il faut coopérer, il faut une flexibilité dans la législation pour s’attaquer à des problèmes concrets. Il y a un socialisme un peu figé avec des idées radicales face à un socialisme qui essaie de se moderniser, et le parti socialiste français n’en est pas sorti.”

Seul à maintenir le cap à gauche, l’espagnol Zapatero a réussi du même coup à garder le pouvoir. Partout ailleurs, aucun parti de gauche réformiste n’a réussi à l’emporter en défendant un projet alliant économie sociale de marché et droits des travailleurs.