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La prescription de la Commission pour relancer l'économie européenne

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La prescription de la Commission pour relancer l'économie européenne

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200 milliards d’euros pour extirper l’Europe de la récession : c’est l’ordonnance de la Commission européenne. Pour l‘équipe Barroso, le diagnostic est limpide. L’Union a cruellement besoin de relancer sa consommation et cela passe par des coups de pouces budgétaires et fiscaux.

Voici donc l‘équation proposée : 200 milliards, c’est 1,5% du PIB européen. L’essentiel serait financé par les Etats membres, 0,3% du PIB venant du budget européen et de la Banque européenne d’investissement.

“Nous pensons qu’un stimulus de 1,5% ferait déjà la différence. Moins de 1%, à notre avis, ne serait pas suffisant. Notre proposition est la meilleure réponse parce que c’est un montant réaliste et qui peut véritablement avoir des effets d’entraînement”, a expliqué José Manuel Barroso.

Bruxelles donne deux ans à ce plan pour porter ses fruits. Mais il faudra d’abord qu’il ait le feu vert des dirigeants européens au sommet des 11 et 12 décembre. Or de nombreux pays ont déjà annoncé leurs propres plans et certains, comme l’Allemagne, tiennent à appliquer leurs recettes sans avoir à rendre de comptes. Bruxelles entend en tout cas garder un oeil sur les déficits. Les dérapages budgétaires seront tolérés s’ils sont modérés.

“Les déficits de plus de 3% feront l’objet de procédures pour déficits excessifs, à moins que ces déficits excessifs ou ces déviations soient très proches de la limite. Et proche, cela signifie quelques décimales de plus, pas trop de décimales, et cela doit être temporaire”, a mis en garde le commissaire aux Affaires économiques, Joaquin Almunia.

Le plan de relance européen, c’est aussi et surtout une boîte à outils, avec des idées comme les incitations fiscales pour améliorer l’efficacité énergétique dans le bâtiment ou faire décoller les technologies propres dans l’industrie automobile, deux secteurs particulièrement touchés par la crise.