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Les groupes pharmaceutiques pointés du doigt pour entrave à la commercialisation des génériques

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Les groupes pharmaceutiques pointés du doigt pour entrave à la commercialisation des génériques

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Les groupes pharmaceutiques ont du souci à se faire. Bruxelles, qui enquête depuis janvier, vient de rendre ses premières conclusions sur les entraves à la concurrence dans le secteur. D’après la Commission, qui a perquisitionné chez Sanofi-Aventis, Sandoz, GlaxoSmithKline ou encore AstraZeneca, les grands laboratoires ont recours à des pratiques peu orthodoxes pour gêner l’entrée des génériques sur le marché :

“Parmi les pratiques les plus préjudiciables, qui ont retardé ou bloqué l’entrée sur le marché de concurrents, on trouve notamment les grappes de brevets, lorsqu’une société forme un réseau dense de brevets autour d’un médicament. Le pire exemple que nous ayons trouvé est le dépôt 1.300 brevets à travers l’Union européenne pour un seul médicament”, a expliqué la commissaire européenne en charge de la concurrence Neelie Kroes.

Trois autres pratiques sont courantes : les procédures judiciaires qui retardent la mise en vente des génériques, les accords amiables qui ont le même effet, et les interventions des laboratoires auprès des autorités nationales quand une demande d’agrément est déposée pour un générique. Entre 2000 et 2007, ces retards auraient fait perdre trois milliards d’euros aux systèmes de santé européens. Mais au-delà se pose le problème de la pression sur les laboratoires, lancés dans une course permanente au renouvellement et au brevet.