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Les trois jours qui ont ensanglanté Bombay

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Les trois jours qui ont ensanglanté Bombay

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Mercredi 26 novembre, 22h30, les premiers coups de feu éclatent à Bombay. C’est le début des attaques qui ensanglantent la capitale économique de l’Inde, trois jours de violences meurtrières et d’angoisse.

Parmi les lieux visés par les terroristes, deux prestigieux hôtels, le Taj Mahal et l’Oberoi. Plusieurs dizaines de touristes sont pris en otage, principalement des Britanniques et des Américains.

D’autres points stratégiques sont attaqués comme le Léopold Café très fréquenté par les touristes, un hôpital, un centre religieux juif orthodoxe et la gare centrale. Des bombes explosent. Panique, terreur et bain de sang.

Jeudi 27 novembre, un groupe se présentant comme les “Moujahidine du Deccan” revendique les attentats.

Les deux hôtels sont en feu: toute la nuit et la matinée, des tirs opposent les forces de sécurité indiennes aux assaillants autour des deux établissements de luxe.

Après des heures de siège, première victoire de l’armée indienne: des touristes bloqués dans leur chambre sont libérés.

Vers minuit, des responsables militaires annoncent la mort des islamistes présents à l’hôtel Taj Mahal.

A l’Oberoi, les opérations se poursuivent toujours entre l’armée, la police et les terroristes retranchés à l’intérieur de l’hôtel.

Le Premier ministre indien s’exprime sur les télévisions du pays. Il affirme que le groupe derrière ces attaques est basé en dehors de l’Inde, allusion à peine voilée au frère ennemi, le Pakistan voisin.

Vendredi 28 novembre, des forces spéciales sont larguées d’un hélicoptère sur un centre religieux juif orthodoxe où des terroristes ont pris des otages. Huit israéliens sont tués pendant l’assaut, les autres sont libérés.

Les combats se poursuivent autour et à l’intérieur de l’hôtel Taj Mahal, où des islamistes lourdements armés sont toujours retranchés.

En revanche les responsables indiens affirment que l’hôtel Oberoi est sous contrôle des militaires.