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La classe politique sous pression en Inde

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La classe politique sous pression en Inde

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Le ministre de l’Intérieur, Shivral Patil, a remis sa démission au Premier ministre ce matin, suivi quelques heures plus tard par le conseiller national pour la Sécurité.

Si Bombay est toujours en état de choc après trois jours de carnage, l’effroi cède à présent la place aux interrogations.

La population se demande s’il faut croire le gouvernement, qui rejette la paternité des attaques au voisin pakistanais… Selon les autorités, les terroristes islamistes seraient venus à Bombay par la mer, en provenance de Karachi.

Mais c’est bien contre le gouvernement indien, accusé d’incompétence, qu’une manifestation a eu lieu ce matin, devant l’hôtel Taj Mahal même.

De nombreux journalistes, blogueurs ou simples citoyens sont furieux contre la classe politique indienne, qui, focalisée sur ses disputes internes, n’a pas pu prévenir un tel bain de sang.

“Nous voulons juste poser une seule question, déclare ce manifestant. Quelle action le gouvernement a t-il entreprise ? Quels sont les systèmes qui ne sont pas en place ? Qu’est ce qui ne s’est pas bien passé ? Même après avoir vu qu’au Pakistan il y avait eu un attentat à la bombe contre l’hôtel Marriot, c’est un échec complet des renseignements “.

A Islamabad, le gouvernement a d’abord appelé l’Inde à ne pas réagir de manière excessive, mais aujourd’hui le ton était plus dur, le Pakistan menaçant même de mobiliser des troupes à la frontière avec l’Inde si les accusations continuaient.

C’est un groupe clandestin pakistanais, le Lashkar-e-Taïba, qui est en effet le suspect numéro Un.

Au Taj Mahal et dans les autres endroits attaqués pendant ces trois jours à Bombay, la police
poursuit des investigations qui pourraient être longues…

Le bilan officiel est toujours de 195 morts et près de 300 blessés.