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L'Espagne sous le choc après l'assassinat d'un industriel au Pays Basque

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L'Espagne sous le choc après l'assassinat d'un industriel au Pays Basque

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Les condamnations se multiplient après l’assassinat d’un entrepreneur à Azpeitia, au Pays Basque espagnol, mercredi.

Ignacio Uria a été tué de deux balles à la mi-journée. Un attentat immédiatement attribué à l’ETA.

La victime était propriétaire de l’entreprise de construction Altuna y Uria, firme sous-traitante qui participe au projet de liaison ferroviaire à grande vitesse AVE.

Le président de l’association des entrepreneurs de Guipuzcoa estime que les auteurs de ce meurtre “veulent détruire ce pays, en le conduisant au désespoir avec des assassinats et en répandant la douleur”.

Le projet ferroviaire est devenu, depuis la rupture de la trève en juin 2007, l’une des cibles d’ETA.

Après cet assassinat, les autorités espagnoles ont affiché leur ferme intention de poursuivre les travaux.

Le chef du gouvernement, Jose Luis Rodriguez Zapatero, a ainsi exprimé sa “détermination à mener à bien ce chantier sans doute le plus important, dit-il, pour développer les infrastructures à l’intérieur du Pays Basque, dans l’ensemble de l’Espagne et vers l’Europe.”

Ce projet reliera à terme les villes basques de Vitoria, Saint-Sebastian et Bilbao, à la France, via la ville frontalière d’Hendaye.

Cet attentat n’est pas une première. ETA a déjà visé trois fois cette année des entreprises travaillant sur ce chantier, sans faire de victime.