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Paquet climat : les Européens en quête d'un compromis

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Paquet climat : les Européens en quête d'un compromis

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Ce que l’on appelle dans le jargon européen le paquet climat constituera le grand enjeu du sommet des Vingt-sept qui débute ce jeudi. La présidence française veut à tout prix arracher un accord. D’ores et déjà, les Européens se sont entendus pour réduire les émissions de dioxyde de carbone des voitures neuves. Ils sont aussi d’accord sur le développement des énergies renouvelables. A chaque pays de remplir son engagement national selon des règles bien précises.

Les grands objectifs communs pour l’année 2020, les voici : 20% d‘émissions de CO2 en moins, 20% de renouvelables dans la consommation d‘énergie et 20% d‘économies d‘énergie.

Pour concrétiser ces objectifs, il faut en passer par une multitude d’engagements techniques, or beaucoup sont contestés. Pour le président de la Commission, la crédibilité de l’Europe est en jeu :

“Ce que je demande à tous les Etats membres, c’est d’avoir un esprit de compromis. Ce serait une défaite collective si on disait : écoutez, non, nous avons parlé du changement climatique tout ce temps-là, mais finalement on va attendre un meilleur moment. Ce serait aussi une défaite pour nous tous.”

Demandes de dérogations, menaces de véto, les revendications nationales sont nombreuses. Exemple : l’Allemagne et l’Italie veulent limiter le principe du pollueur-payeur pour protéger leurs industries, et la Pologne, très dépendante du charbon, exige un traitement de faveur jusqu’en 2019.
Car en principe, dès 2013, les industriels devront payer chaque tonne de CO2 émise. Pour ce faire, des permis de polluer seront mis aux enchères, et les sommes que rapporteront ces enchères devront être réinvesties dans des projets verts.
Ce système de vente et d‘échange des droits à polluer existe déjà, mais il sera progressivement étendu à tous les secteurs, y compris l’industrie lourde. Les plus réticents sont ainsi ceux dont l‘économie s’appuie le plus sur ces secteurs et qui comme l’Allemagne, craignent d’y laisser des plumes en ces temps de récession.