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Le déclin de Détroit (Michigan) : la région de l'automobile

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Le déclin de Détroit (Michigan) : la région de l'automobile

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Detroit : la ville de l’automobile, abrite les “Big Three” du secteur : General Motors, Ford et Chrysler et encaisse en pleine face, la baisse des ventes de voitures après la paralysie du crédit, le fameux credit crunch et l‘éclatement de la bulle immobilière. A Détroit, le taux de chômage a explosé et actuellement 10% de la population active est sans emploi. General Motors qui emploie encore 81.000 salariés a prévenu que sa restructuration entraînerait la suppression de 20 à 30% de sa masse salariale d’ici 2012. Même souci pour les autres constructeurs et pour Visteon, le premier fournisseur du secteur aux Etats Unis qui emploie encore 22.000 personnes.

“Le risque c’est que l’un d’entre eux soit laissé en chemin, affirme Alexander Law, analyste chez Xerfi. Mais le problème c’est que la crise actuelle ne date pas d’aujourd’hui, elle date d’il y a 5, 10, 15 ans. Il y a eu des erreurs stratégiques, on a laissé des coûts s‘élever de façon trop importante, on a été trop généreux, trop dispendieux. Fini le boom des trente glorieuses dans les années 50-60-70. Le déclin se précise depuis plusieurs années. En dix ans entre 1997 et 20007 la part de Détroit et sa région dans la production d’automobiles aux Etats Unis s’est réduite, de 24,6% à 18,5% selon l’association des constructeurs américains. Dans les années 80, Detroit a perdu près de 40% de ses emplois dans l’industrie tandis que la part des services augmentait. Aujourd’hui 80% des emplois de cette région du Michigan, frontalière avec le Canada, sont des emplois du secteur tertiaire. General Motors prépare donc un éventuel dépôt de bilan et son placement sous la protection de la loi sur les faillites. Son Pdg avait pourtant averti qu’une telle décision aurait des conséquences dramatiques.