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Michalis, 27 ans, un jeune grec de la génération précaire

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Michalis, 27 ans, un jeune grec de la génération précaire

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Il gagne environ 900 euros par mois dans l’entreprise de télécommunications qui l’emploie. Un salaire insuffisant pour vivre seul. Michalis vit donc toujours chez sa mère qui réside à Athènes et il revient sur cette semaine d‘émeutes dans son pays. “La mort de ce jeune de 15 ans est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase des grecs, car nous sommes tous confrontés au quotidien à d‘énormes problèmes pour survivre. Nous voyons tous que rien ne marche et cette accumulation de rage, de crainte, de colère et d’anxiété a explosé avec cette mort illogique de ce jeune de 15 ans tué par un policier alors qu’il doit protéger la population”.

Et Michalis n’est guère plus optimiste pour l’avenir : “25% des jeunes sont au chômage en Grèce, comment pouvez-vous espérer quoique ce soit alors que la seule chose qui est sure, c’est que vous n’allez pas trouver le travail que vous voulez ?” A l’image des grecs, c’est toute une jeunesse européenne qui manifeste, qui réclame à ses gouvernements une politique pour un meilleur futur. Des lycéens français aux étudiants italiens en passant par les jeunes espagnols et portugais, l’Europe du sud s’interroge et attend de vraies réponses concrètes.