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Présidence française de l'UE : les résultats plaisent, la méthode un peu moins


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Présidence française de l'UE : les résultats plaisent, la méthode un peu moins

Une Europe unie, une Europe à l’initiative, c’est en ces termes que Nicolas Sarkozy a résumé, devant le Parlement européen, à Strasbourg, les six mois de présidence française de l’UE. Du conflit dans le Caucase, au plan de lutte contre le réchauffement climatique, en passant par les crises financière et économique, les 27 ont su prendre leurs responsabilités, a insisté Nicolas Sarkozy : “Dans la crise financière l’Europe a été unie, l’Europe a demandé le sommet de Washington, l’Europe a demandé le G20 et l’Europe organisera à Londres de 2 avril prochain, le sommet de la réforme de la gouvernance mondiale (…) L’Europe a essayé de défendre d’une seule voix ses convictions”.

A l’exception des Verts déçus du compromis climat, et de l’extrême droite, les résultats du président Sarkozy ont été largement salués. Les critiques portent plutôt sur la forme. Ses méthodes énergiques et volontaristes ont parfois dérangé. “Il faudra s’assurer que les décisions des sommets ne blessent pas les fondements et les règles dans l’UE, a réagi l’eurodéputé socialiste allemand Jo Leinen. La tentation est grande de chercher la réussite vite fait en laissant de coté toutes les normes. C‘était un peu le risque avec Nicolas Sarkozy et la présidence française”. Pour d’autres, la présidence française a marqué le retour au premier plan des gouvernements. Avec pour principal effet l’affaiblissement de la Commission européenne et de son président José Manuel Barroso. “Le reproche que l’on peut un peu faire au président Sarkozy, c’est qu’il considère effectivement un peu la Commission comme le sécretariat du Conseil, a commenté l’eurodéputé conservateur belge Jean-Luc Dehaene. Ce n’est pas le rôle de la Commisssion. Plus particulièrement dans la crise monétaire, la Commisson s’est un peu renfermée dans ce rôle alors que justement dans le bloc climatique et énergétique elle a montré qu’elle pouvait être le moteur de l’Europe”. Un concert de clôture de la présidence française était prévu dans la soirée au Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg. A partir du 1er janvier prochain, c’est la République Tchèque qui prendra le relais pour six mois à la tête des 27.

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