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Athènes : le corps-à-corps était prévisible

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Athènes : le corps-à-corps était prévisible

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Des échauffourées ont éclaté aux abords du parlement grec à Athènes, en marge de la grande manifestation qui a eu lieu ce jeudi. Un groupe de manifestants plus radicaux que les autres a tenté de forcer le barrage de police qui protège le bâtiment et s’est vu asperger de gaz lacrymogènes. De la peinture rouge a été lancée sur la police, signe de la colère des jeunes manifestants, treize jours après la mort par balles d’un jeune lycéen. Certains étudiants ont aussi lancé des oranges en direction de la police, puis rapidement, quelques cocktails molotov. En milieu d’après-midi le centre d’Athènes était inondé de gaz lacrymogènes. Des poubelles et une voiture ont aussi été incendiées, cette fois devant l’université d’Athènes.

Au moins 5.000 personnes ont défilé dans la capitale grecque, protestant contre un gouvernement, pouvait-on lire sur une banderole, de “sang, de pauvreté, de privatisations”. L’essentiel du défilé est resté pacifique. “Les étudiants sont dans la rue pour une vie meilleure, de meilleurs emplois, et pour les droits que nous méritons, explique ce jeune manifestant. Nous sommes dehors aujourd’hui et nous continuerons les jours prochains”. Les transports en commun athéniens ainsi que les médecins et les enseignants se sont mis en grève, rappelant le souvenir de la grève générale qui avait paralysé la Grèce la semaine dernière.