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"Fortisgate", le scénario du scandale

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"Fortisgate", le scénario du scandale

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En pleine tourmente financière, le Premier ministre Yves Leterme pensait avoir fait le plus difficile : il avait négocié le sauvetage des banques belges. Mais voilà, les moyens utilisés pour ça seraient contraires à l‘état de droit.

Explications : fin septembre, la banque-assurance Fortis est au bord du gouffre. Pour éviter la faillite, l‘établissement est démantelé. Une partie des activités est rachetée par le français BNP Paribas. A aucun moment dans les négociations, les petits actionnaires de Fortis ne sont consultés. Ils estiment que les meilleurs morceaux du “gâteau” Fortis sont acquis par la banque française. Eux, petits actionnaires, n’ont plus que des miettes qui ne valent d’ailleurs plus grand chose. Ils saisissent donc la justice pour contester le dématélement de Fortis. C’est à ce moment-là que le ministre de la Justice serait intervenu, en faisant pression sur les magistrats, pour qu’ils donnent tort aux petits actionnaires. En vain. Les soupçons de pression remontent jusqu’au Premier ministre et à son entourage. Le pouvoir politique cherche à court-cuiter l’action des juges… Le scandale éclate et prend le nom de “Fortisgate”. Le ministre de la Justice présente sa démission, puis c’est tout le gouvernement qui fait de même. Est-ce que maintenant les petits actionnaires de Fortis vont trouver leur compte dans ce rebondissement ? Pas sûr que le prochain gouvernement belge soit en position de force pour négocier un éventuel nouveau montage financier.