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Durement touchée par la crise du gaz, l'Europe de l'Est s'organise pour vivre au quotidien malgré des températures polaires

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Durement touchée par la crise du gaz, l'Europe de l'Est s'organise pour vivre au quotidien malgré des températures polaires

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La Bulgarie est l’un des pays les plus affectés par la dispute entre Kiev et Moscou. Dans les écoles, les enfants et leurs professeurs font cours en grelottant comme ici à Varna, la troisième ville bulgare. “La direction de l‘école nous a donnés des chauffages électriques pour faire remonter la température alors qu’elle était entre 11 et 13 degrés. Les élèves ne pouvaient pas écrire et étudier avec leurs manteaux et le froid”.

La Hongrie subit elle aussi les conséquences cumulées de la vague de froid et des coupures de gaz russe. L’aéroport de Budapest a décidé de passer du gaz au fioul pour continuer à fonctionner. Le gouvernement hongrois a demandé aux industriels de limiter leurs consommations et le groupe Suzuki a lui suspendu sa production locale. En Bosnie, c’est la ruée dans les magasins pour acheter des chauffages électriques ou des poils. Tout le monde en veut pour tenter de réchauffer les foyers et éviter à nouveau d‘être livrer aux rigueurs de l’hiver. “Notre gouvernement doit faire plus pour protéger la population. Dans les autres pays, ils ont trouvé des solutions de remplacements. Ici, rien n’est fait”, explique cet homme en colère. Transis de froid, les habitants de Sarajevo se rappellent de leur dernier manque de chauffage, c‘était durant la guerre de 1992-95.