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Revenir à la vie, trois petites heures

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Revenir à la vie, trois petites heures

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Aujourd’hui encore, les Gazaouis vont pouvoir respirer pendant trois heures. Trois petites heures pendant lesquelles le bruit des armes de Tsahal se tait. Depuis hier, l’Etat hébreu a permis ce couloir humanitaire quotidien.

Mais trois heures, au milieu de l’enfer des bombes c’est un bien maigre répit : “Ils nous ont donné trois heures, se lamente un vieil homme. Comment récupérer des légumes en trois heures ? Le sud, où nous nous fournissons en légumes, est fermé. Les routes sont fermées. Nous sommes assiégés. Pas d‘électricité, pas d’eau, pas de légumes, pas de pain, pas de farine. Il ne nous reste que l’oxygène pour vivre.” Trois heures, pour faire l’essentiel : rejoindre sa famille, dont on était séparé depuis le début de l’offensive terrestre, enterrer les morts, conduire les blessés à l’hôpital, sans risquer les bombardements, faire des stocks de nourriture… Beaucoup de magasins ont relevé leur rideau, mais si certains ont encore quelques denrées, la majorité des clients a vite déchanté compte tenu du peu de marchandises disponibles.