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Crise du gaz : un pas en avant, deux pas en arrière

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Crise du gaz : un pas en avant, deux pas en arrière

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L’accord signé hier matin entre la Russie et l’Ukraine sur la reprise des livraisons de gaz est nul et non avenu, a estimé Moscou hier soir. Les observateurs européens, déployés en Ukraine, risquent donc d’attendre encore un peu avant de voir le gaz russe revenir en Ukraine, car cette nuit en tous cas, les vannes étaient toujours fermées.

En cause, un document que Kiev a mis en annexe au dernier moment au texte de l’accord, une annexe qui précise que l’Ukraine – tout simplement – n’a plus aucune dette envers Gazprom. Inacceptable pour Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, qui réclame à Kiev 500 millions de dollars d’impayés. Moscou exige donc que cet amendement ukrainien soit retiré. Les espoirs étaient grands hier de voir reprendre les livraisons de gaz vers l’Ukraine, après l’accord tripartite signé sous médiation de Mirek Topolanek, Premier ministre tchèque et président tournant de l’Union européenne. L’Ukraine accepterait à présent de resigner le texte, sans ajout de sa part… Reste à savoir si la Russie acceptera pour autant de rouvrir les vannes aujourd’hui. En attendant, c’est une journée de plus qui s’est déroulée sans chauffage au gaz, ou presque, pour une quinzaine de pays d’Europe centrale pris en otage depuis mercredi par ce conflit sans fin.