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Accueil sans débordement d'enthousiasme au Premier ministre tchèque

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Accueil sans débordement d'enthousiasme au Premier ministre tchèque

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C’est avec un enthousiasme très modéré que les eurodéputés ont accueilli Mirek Topolanek. Le Premier ministre tchèque était venu leur exposer les priorités de sa présidence européenne, éclipsées par les crises de Gaza et du gaz. Le chef de file du Parti populaire européen, Joseph Daul, y est allé de ses recommandations : “Face à ces défis, la seule attitude de nos pays est de faire bloc, de faire preuve de solidarité et d’agir de façon à la fois coordonnée et déterminée.”

A la tête du groupe socialiste, Martin Schulz a, lui, interpelé le nouveau président en exercice de l’Union sur la crise financière, et réclamé une refonte du système : “C’est une défaite des capitalistes, qui pendant des années ont dit : nous n’avons pas besoin de règles, le marché peut se réguler de lui-même. Ces gens ont été mis en échec.” Quant à la co-présidente du groupe des Verts, Monica Frassoni, elle est revenue à la charge sur un dossier cher, le paquet climat et ses engagements : “Nous vous demandons une chose en particulier : tenter de convaincre vos collègues de placer au centre du sommet de printemps la nécessité de rendre légalement contraignant l’objectif des 20% d‘économie d‘énergie d’ici 2020.” En porte à faux avec un président eurosceptique, Mirek Topolanek a promis de mener la barque européenne au mieux, reconnaissant qu’il était difficile de succéder à la France, laquelle – pouvait-on lire entre les lignes – n’a pas le monopole de l’efficacité.