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Des points de vue différents sur la crise du gaz

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Des points de vue différents sur la crise du gaz

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La Bulgarie et la Slovaquie crient à la prise d’otages dans la crise du gaz. Alors que leur pays sont durement touchés, les chefs des gouvernements moldave, slovaque et bulgare ont rencontré leur homologue russe. “Des millions d’Européens se sentent pris en otages et des centaines de milliers souffrent”, a déploré le dirigeant bulgare. Vladimir Poutine a rejeté la faute sur Kiev : “Les problèmes évoqués par nos amis Ukrainiens pour le transit de notre gaz ne sont pas nos problèmes mais les leurs…et ils sont supposés les résoudre… Je pense que les responsables de la Commission européenne devraient user de leur influence pour assurer l’approvisionnement en gaz.”

Le son de cloche est totalement différent en Ukraine. Le ministre de l’Energie a estimé qu’il était temps pour l’Union européenne de demander à la Russie pourquoi elle agissait ainsi. “Notre système de transit est fiable. Nous avons des spécialistes ukrainiens hautement qualifiés qui travaillent ici…. Ce système peut fournir un transit du gaz sécurisé aux pays européens. Le problème est à présent du côté russe, qui ne fournit pas de gaz.” Si c’est bien la Russie qui a donne une ampleur européenne à la crise en fermant ses vannes la semaine dernière, elle en paye elle aussi le prix. Le gazier russe a perdu 1 milliards de dollars de chiffres d’affaires, selon le Kremlin.