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À l'est rien de nouveau, le gaz russe se fait toujours attendre

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À l'est rien de nouveau, le gaz russe se fait toujours attendre

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L’Europe, privée du précieux sésame depuis une semaine commence à s’impatienter, en particulier les pays d’Europe centrale et des balkans très dépendants du gaz russe.

La Bulgarie qui en est totalement démunie depuis le 7 janvier continue de grelotter. Du coup, son Premier ministre Sergueï Stanichev a fait hier le déplacement en Russie puis en Ukraine pour obtenir des explications. La chef du gouvernement ukrainien Ioulia Timochenko lui a affirmé que leurs deux pays étaient les otages de la crise gazière avec la Russie. Elle a par ailleurs soutenu l’idée d’un sommet sur le gaz proposé par Moscou, mais a déclaré qu’il ne devait en aucun cas se tenir en Russie, partie prenante dans le conflit. Côté russe, Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine ont campé sur leurs positions en rejetant sur Kiev la responsabilité du non transit du gaz vers l’Europe. Ils ont reçu outre le Premier ministre bulgare, les chefs de gouvernement moldave et slovaque. Ce dernier à l’issue de la réunion a estimé que le conflit risquait de durer encore quelque temps. Enfin la République Tchèque qui préside l’UE a prévenu que la poursuite du blocage entraînerait des conséquences dans ses relations politiques avec la Russie et l’Ukraine ainsi que des problèmes judiciaires entre les compagnie gazières européennes et Gazprom.