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L'arrivée de Barack Obama suscite de fortes attentes en Europe

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L'arrivée de Barack Obama suscite de fortes attentes en Europe

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Avant même son élection à la Maison Blanche, Barack Obama a soulevé une vague de joie et d’espoir sans précédent en Europe. Nous sommes en juillet dernier, celui qui n’est alors que candidat à la présidence est accueilli par une immense foule au coeur de Berlin. Il prononce alors un discours qui remplit d’espoir l’Europe : “L’Amérique n’a pas de meilleur partenaire que l’Europe. Maintenant est venu le temps de construire de nouveaux ponts dans le monde, aussi forts que ceux qui nous lient de part et d’autre de l’Atlantique.”

Car après les années Bush, c’est bien en matière de politique étrangère que l‘élection d’Obama suscite les attentes les plus fortes. Il s’agit de redresser une image désastreuse laissée par la précédente administration. Les capitales européennes ont les yeux tournés vers Washington. Parmi les dossiers les plus brûlants, le Proche et le Moyen-orient, avec l’espoir d’une approche plus diplomatique avec l’Iran ou la Syrie : “J’espère que la nouvelle administration Obama trouvera des nouvelles approches politiques, développera des nouvelles thèses, a réagi l’eurodéputé vert Daniel Cohn Bendit. Les Américains doivent négocier avec les Egyptiens, le Hamas et avec l’Iran afin de trouver une solution de dimension régionale.” Autre image à rectifier, Guantanamo. Une des premières décisions de Barack Obama devrait être la fermeture du centre de détention américain, symbole des excès de la lutte antiterroriste de son prédécesseur. “Saluons cette idée juste de la part du nouveau président Obama, à savoir que l’on peut lutter contre le terrorisme tout en respectant un certain nombre de règles, de règles éthiques, de règles de justice. Et je vois là la chance d’un nouveau partenariat entre l’Europe et les Etats-Unis” a pour sa part réagi le commissaire européen Jacques Barrot. Le partenariat en matière économique sera sans doute plus difficile à gérer. La réunion du G 20 à Washington a montré les visions différentes des européens et des américains. Et la nécessité de relancer les économies nationales pourrait favoriser le protectionnisme. Mais les Européens espèrent qu’Obama sera plus réceptif à leurs idées lors du prochain G 20, à Londres en avril. L’équipe Obama est enfin attendue sur le terrain de la lutte contre le changement climatique, notamment pour relancer le protocole de Kyoto. Un président synonyme d’une ère nouvelle pour l’Europe. Mais plus forte est l’attente, plus grande sera la déception si les changements attendus ne sont pas au rendez-vous.