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Bruxelles : l'Europe doit faire plus pour dépister les cancers

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Bruxelles : l'Europe doit faire plus pour dépister les cancers

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Cinq ans après l’engagement des gouvernements à dépister efficacement trois types de cancers, la Commission européenne dresse un piètre bilan. Moins de la moitié des examens préventifs recommandés sont menés dans l’Union. Les trois cancers dans la ligne de mire sont ceux du sein, du col de l’utérus et le cancer colorectal. Si pour le sein, des programmes de dépistage systématique existent dans 22 pays, les Etats membres se sont moins mobilisés pour les deux autres formes. Le cancer est pourtant la deuxième cause de décès en Europe, après les maladies cardio-vasculaires : deux décès sur 10 chez les femmes, et trois sur dix chez les hommes.

“Le but de l’exercice n’est pas de nommer et de blâmer des pays en particulier, ce n’est pas notre intention. Il s’agit d’accroître la prise de conscience et d‘éclairer un problème qui peut être mieux traité, en travaillant plus étroitement avec les Etats membres, en ayant des programmes de dépistage efficaces et en partageant les informations à travers l’Union européenne”, a déclaré une porte-parole de la Commission. Echanger les bonnes pratiques pour mieux prévenir et donc mieux guérir. C’est dans ce but que Bruxelles compte mettre en place un partenariat stratégique dès cette année. Il réunira des intervenants compétents de tous les pays de l’Union. Pour inciter les Etats membres à faire plus, la Commission avance aussi l’argument financier. Alors que la population européenne vieillit, les programmes de dépistage, dit-elle, seront des investissements payants.