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A qui la guerre de Gaza a-t-elle profité le plus?

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A qui la guerre de Gaza a-t-elle profité le plus?

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La guerre contre Gaza est elle arrivée au bon moment? a-t-elle profité à certains à l’aube des élections? Israel a montré les muscles durant cette offensive mais sur le fond rien n’a changé. Le Hamas n’est pas détruit, les chances d’un accord de paix sont toujours plus minces et 1300 palestiniens y ont laissé leur vie. Pourtant, dans l’opinion publique israélienne il semble que cette guerre ait été positive pour certains :

“Bibi est le meilleur parce qu’il n’a pas peur des arabes…” dit ce jeune homme. “Je vais voter pour Barak, annonce cette femme. Il a engagé cette guerre et même si nous avons arrêté au milieu, nous avons atteint certains objectifs, et ça a été positif à 100 %.” Ehud Barak, leader des travaillistes et ministre de la Défense, grand bénéficiaire de cette guerre. Laminé dans les sondages il y a peu encore, et même s’il est toujours donné perdant, c’est comme l’explique cet analyste, celui qui a le plus bénéficié de l’offensive: “Avant le scrutin, il semblait qu’il serait dévasté par ces élections, que son parti serait quasiment anéanti, et dès le début de la guerre, son soutien a doublé. Il a pris beaucoup de voix à Tzipi Livni, la chef de Kadima.” Celle qui a le plus perdu, c’est elle en effet, Tzipi Livni. Promise à un grand avenir il y a quelques mois, elle s’est fait devancer sur deux fronts. Femme, dans la guerre, elle n’a pas réussi à tirer son épingle du jeu : “Netanyahu, le chef du Likoud a aussi pris des voix à Tzipi Livni, car la population s’est renforcée à droite ce qui arrive à chaque guerre. Elle a perdu sur les deux fronts”. Dans un contexte ultra tendu avec les palestiniens, il semble que bon nombre d’israéliens désirent se fier à une figure forte. Netanyahu en est l’incarnation, il a en outre pour lui l’expérience du poste et même plus: “La situation mondiale dominée par l‘économie sert aussi Netanyahu, parce que lui, aujourd’hui, est le seul leader politique à avoir vraiment des compétences économiques” dit l‘éditorialiste du Jerusalem Post. 13 israliens sont morts durant la guerre sous les roquettes du Hamas. Un bilan certes disproportionné face à celui des victimes palestiniennes, mais plus que jamais pour les israéliens, l’enjeu de la sécurité est primordial.