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Attentat à Madrid : l'ETA pointée du doigt

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Attentat à Madrid : l'ETA pointée du doigt

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Madrid a été secouée par un attentat à la voiture piégée ce matin. Plus de peur que de mal cependant dans la zone commerciale du nord de la capitale espagnole.

La camionnette bourrée d’explosifs était garée à proximité du siège de l’entreprise espagnole Ferrovial, qui travaille au chantier du TGV basque, l’une des cibles des indépendantistes de l’ETA, l’organisation armée basque. Les terroristes ont donné l’alerte par téléphone une heure avant la déflagration, et la zone a pu être évacuée, ce qui explique qu’il n’y ait pas de victimes. Pour le ministre de l’Intérieur, cet attentat porte la marque de l’ETA. D’autant qu’il est intervenu quelques heures seulement après l’annulation des listes présentées par deux partis séparatistes aux élections régionales basques du 1er mars. “ La police et la gendarmerie avaient repéré des liens entre Batasuna, le bras politique interdit de l’ETA, et les deux nouvelles formations que le Tribunal Supreme a interdites hier soir, a déclaré Alfredo Perez Rubalcaba. Le procureur Général n’a fait que valider ce constat et voilà que l’ETA, avec cet attentat, confirme que la décision du Tribunal Suprême était la bonne.” Les deux nouvelles formations, Démocratie 3 Millions et Askatasuna sont soupçonnées de liens avec les clandestins de l’ETA. De leur côté, les nationalistes modérés au pouvoir au Pays-Basque, ont vivement condamné l’attentat de Madrid, et ont appelé l’ETA a disparaître une fois pour toutes.