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Iran: 30 ans de révolution islamique

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Iran: 30 ans de révolution islamique

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Des millions d’Iraniens sortent dans la rue et répondent à l’appel du chef religieux en exil, l’ayatollah Khomeiny, pour faire tomber le régime de Mohamed Reza Pahlavi. Après des mois de protestations populaires, de crise économique et de manifestations contre son régime, le Shah quitte l’Iran, l’armée déclare sa neutralité: c’est la fin de la monarchie.

Après 15 ans d’exil, c’est le retour triomphal de l’ayatollah Khomeiny: l’image du vieil homme de 76 ans, au bras d’un steward qui l’aide à descendre d’avion fera le tour du monde. Le 1er avril 1979: la République islamique d’Iran est proclamée, Khomeiny devient le premier guide suprême. Mais la situation apaisée, devient vite aussi perturbée que sous le Shah. Sa présence aux États-Unis sert de prétexte pour la prise d’otage de l’ambassade américaine de Téhéran. Elle pousse l’administration Carter à rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran, puis à imposer des sanctions économiques. Le slogan d’alors “mort à l’Amérique” est toujours d’actualité, surtout depuis l’arrivée à la présidence en 2005 de l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad. Ses déclarations sur la disparition prochaine d’Israël n’a fait que creuser le fossé. Même de plus en plus isolé, l’Iran poursuit sa doctrine et reste fidèle aux idéaux de la révolution. “La révolution n’est pas terminée souligne cet historien iranien. Si nous voulons vraiment obtenir une véritable indépendance dans les domaines culturel et économique, nous devrions continuer à défendre les droits de notre pays dans le monde.” L’ancien président iranien, le réformateur Mohammad Khatami, a annoncé sa candidature à la présidentielle du 12 juin où il sera probablement opposé à l’actuel dirigeant. Une occasion en or pour mettre de côté les slogans révolutionnaires et accepter la main tendue de Barack Obama pour ouvrir le dialogue. 30 ans après la révolution, l’Iran se pose en puissance régionale; une volonté qui se traduit par la poursuite du programme nucléaire et balistique. Dernier exemple en date: l’envoi d’un satellite dans l’espace.