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Israël: Le déclin des travaillistes

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Israël: Le déclin des travaillistes

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Les travaillistes de David Ben Gourion sont considérés comme les pères fondateurs d’Israël. Acteur principal de la vie politique, le parti est écarté du pouvoir en 1977 par la droite. C’est le début d’une perte d’influence alors que l‘électorat opère un début de virage à droite. Des travaillistes identifiés au processus de paix avec les Palestiniens: ce sont les accords d’Oslo en 1993, signés par Ytzak Rabin et Yasser Arafat.

1999 est l’année du dernier succès: emmenés par Ehud Barak, les travaillistes arrachent la victoire à Benyamin Netanyahu. Ils obtiennent 26 sièges, un net recul, déjà, par rapport aux 34 députés des élections de 1996. Le mandat de Barak sera court mais marqué par des évènements importants. Il réussit à faire sortir sans dommage l’armée du bourbier libanais en mai 2000. Quelques mois plus tard ce sera Camp David avec Yasser Arafat et le président américain Bill Clinton. Malgré les sourires, la rencontre est un échec. Deux mois plus tard éclatent la deuxième Intifada et des attentats suicides dans les grandes villes israéliennes. 2001 sonne la déroute du parti qui devient une force d’appoint tout d’abord auprès d’Ariel Sharon, puis d’Ehud Olmert. Il se prive ainsi de la capacité de formuler une alternative politique crédible, notamment sur la question palestinienne. Il pâtit ensuite du départ d’une partie de ses troupes, dont Shimon Peres, vers Kadima. En 2007, après une longue traversée du désert, Ehud Barak revient sur le devant de la scène à son poste de prédilection: ministre de la Défense. Avec l’offensive à Gaza, il fait valoir que le coup porté au Hamas le qualifie pour être le Premier ministre idéal. La guerre le fait remonter dans les sondages mais pas assez pour que l‘électorat le suive. Aujourd’hui la principale tâche du parti des pères fondateurs sera sans doute de panser ses plaies après avoir subi son plus grand revers.