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Les petits actionnaires de Fortis disent non à la nationalisation et donc à la reprise par BNP Paribas

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Les petits actionnaires de Fortis disent non à la nationalisation et donc à la reprise par BNP Paribas

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La tension était palpable à l’assemblée générale des actionnaires du bancassureur belge Fortis mercredi : ces actionnaires devant se prononcer sur le plan de sauvetage prévoyant la vente des meilleurs actifs du groupe à l’Etat néerlandais et à la banque privée française BNP Paribas. Les actionnaires ont d’abord dit non à 43% à la nationalisation des principales activités de Fortis aux Pays-Bas par l’Etat néerlandais puis ensuite à une courte majorité, contre la nationalisation de la filiale bancaire par l’Etat belge. L’Etat néerlandais avait décidé le 3 octobre dernier de nationaliser l’essentiel des activités néerlandaises du groupe, donnant le coup d’envoi à son démantèlement. Deux jours plus tard, l’Etat belge nationalisait la filiale bancaire avant d’annoncer que BNP Paribas allait prendre le contrôle des activités du groupe en Belgique et au Luxembourg pour 14 milliards et demi d’euros : prix ridicule selon les actionnaires de Fortis. Mais s’ils veulent annuler le démantèlement de Fortis, les petits actionnaires devront retourner devant les tribunaux. BNP Paribas, l’Etat belge et l’Etat néerlandais peuvent de leur côté poursuivre la holding Fortis pour obtenir l’exécution forcée des accords d’octobre ou des dommages et intérêts. Quoiqu’il en soit, les conséquences économiques et politiques du vote négatif de mercredi sont imprévisibles.